Etude Cetelem : Le consommateur européen prends le pouvoir

Comme chaque année, et ce depuis 35 ans, l’Observatoire Cetelem décrypte et analyse les modes de consommation dans les différents pays d’Europe. D’après les résultats, une prise de conscience peut s’observer, notamment, concernant l’environnement.

Les choses ont bien évolué depuis 10 ans. En effet, en 2010, l’Observatoire Cetelem avait fait le constat suivant : les ménages européens souhaitaient consommer de manière plus intelligente. Cela reflétait une prise de conscience plus responsable. Aujourd’hui, les sociétés sont toujours dans l’optique de consommer mieux, mais en plus petites quantités. S’agirait-il du début de la déconsommation ? À noter que le sondage 2020 a été réalisé auprès de 14 200 personnes, venant de 15 pays européens. 3 grandes thématiques en sont ressorties. Le moral européen est stable alors que celui des Français augmente, le consumérisme est remis en cause et le développement de la consommation activiste se développe.  

Malgré tout, le moral des Français est en hausse 

On ne va pas se mentir, l’année 2019 a été riche en rebondissements avec la crise des Gilets Jaunes, et celle de 2020 débute mal avec les récentes grèves SNCF au sujet de la réforme des retraites. Mais les Français ne se laissent pas abattre puisque le moral du pays a augmenté. En effet, notre société attribue la note moyenne de 5,3/10 à sa situation personnelle en 2020, contre 4,6 en 2019. Soit, une augmentation de 0,7 point. Un résultat qui, selon l’Observatoire Cetelem, correspond à ceux de 2018 et serait un simple retour à la normale. Cependant, on ne peut pas en dire autant du moral général européen, qui stagne à 5,4 depuis 2019. Ce qui veut dire que les Européens estiment  que leur moral n’évolue pas. Au niveau de la situation personnelle, celle-ci a chuté de 0,1 point (6,1 à 6). 

Alors que le taux de chômage européen est au plus bas depuis 20 ans (6,3 %), les ménages affirment une volonté d’épargner plus. En 2019, 49 % de la population européenne souhaitait accroître son épargne. Aujourd’hui, ce chiffre est passé à 51 %, soit un européen sur deux. En France, cette donnée a varié de 29 % à 35 %. A contrario, la volonté d’augmenter les dépenses s’affaiblit de moins 0,1 % (40 % à 41 %) en Europe alors que 4 Européens sur 10 ne comptent pas les diminuer. En France, elle reste à 35 %. D’après l’Observatoire Cetelem, 57 % des sondés auraient répondu « oui » à la question : « Voulez-vous dépenser moins ? ». Toujours au niveau des dépenses, 7 Européens sur 10 avouent vouloir dépenser, mais ne pas toujours avoir les moyens. Alors que de manière générale, ceux ayant une bonne situation financière ne souhaitent pas suivre le même chemin. En ce qui concerne le pouvoir d’achat, pour 44 % des ménages interrogés, il stagnerait. Un constat que l’on ne peut pas faire en France, qui est le pays le plus pessimiste à ce sujet. D’après les résultats de l’enquête, 48 % de notre population estiment que le pouvoir d’achat n’a pas augmenté, mais plutôt qu’il serait en baisse ; alors qu’en 2019, la hausse du pouvoir d’achat français était la plus haute depuis 2007.
8 Européens sur 10 affirment que les prix ont augmenté, ce qui représente 78 % des personnes sondées. Il s’agit surtout du point de vue des seniors plutôt que de celui des jeunes. 

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