Petfood : A fond les gamelles

Fort d’une progression valeur de plus de 4 % en 2011, le marché du petfood se porte bien. Très bien même, cet univers restant porté par des industriels continuant à impulser une évolution qualitative de l’offre en faveur du sec et du haut de gamme. Bref, un marché d’autant plus en adéquation avec les attentes des possesseurs d’animaux que la distribution spécialisée joue le jeu en matière de conseils et de services.

Pas de crise de croissance sur un marché de l’animalerie toujours tiré par le petfood ! Impulsée par des industriels qui n’en finissent plus d’innover, l’offre suit une évolution qualitative tandis que la distribution suit la tendance et répond parfaitement à des maîtres de plus en plus exigeants. Le marché des animaux domestiques, né dans les années soixante, constitue effectivement aujourd’hui un puissant moteur économique fort d’un chiffre d’affaires mondial approchant les 81 milliards d’euros en 2011… L’Europe, avec des ventes valeurs s’élevant à 18 milliards d’euros, affiche une belle santé sur ce secteur et se classe juste derrière les Etats-Unis (26,4 milliards d’euros).

A noter que la France, avec 62 millions d’animaux de compagnie, demeure le leader européen du marché. Avec 49 % des ménages possédant au moins un animal de compagnie, le marché hexagonal fait en effet chaque année preuve de davantage de dynamisme. Cocorico donc ! D’autant que selon la dernière étude Prom’Animal, le marché de l’animal de compagnie enregistre effectivement une progression de près de 2 %.

Comme chien et chat

Pas de surprise par contre du côté de la segmentation du marché par type d’animaux. Le chien et le chat représentent encore en 2011 pas moins de 81 % du marché de l’animalerie. Les félins tirent tout particulièrement leur épingle du jeu sur la période étudiée avec une progression supérieure à celle des chiens : 4,9 % contre 0,1 %. Un phénomène qui n’est toutefois pas si nouveau. Rappelons en effet qu’en 2002, la population des chats, qui s’élevait alors à 9,7 millions, dépassait pour la première fois celle des chiens. La tendance se confirme depuis : les Français aiment davantage les chats car les petits félins sont bien adaptés à la vie en ville et demandent souvent moins d’attentions à leurs propriétaires. « Le chat qui est avant tout un animal indépendant peut rester seul à la maison et se révèle moins difficile que le chien au niveau de son alimentation », confirme Anne Joly, Responsable Marketing Vitakraft. Un avis également partagé par Christian Vignaud, Directeur général de Royal Canin. « Le chat a depuis plusieurs années trouvé sa place au sein de la famille française qui l’a définitivement adopté ; résultat, le suivi médical et l’espérance de vie de l’animal augmentent. Idem pour le niveau d’activité généré par les différents segments afférents : hygiène, soins, petfood, etc. », analyse ce dernier.

Les chiens ne sont pas pour autant en reste ; 24 % des foyers – soit 1 foyer sur 4 – possèdent au moins une de ces charmantes têtes poilues ! Résultat, chiens et chats constituent toujours les deux segments de l’animalerie générant le plus fort chiffre d’affaires. Tout n’est toutefois pas si simple dans cet univers tout à poil et à plumes. Car si les marchés du chient et du chat continuent indéniablement à tirer les ventes, un grand nombre de segments maque une pause en 2011.

Le marché perd des plumes

C’est plus particulièrement le cas de l’aquariophilie qui peine à créer de la valeur ces dernières années… D’autant que l’augmentation du nombre de ventes d’aquariums de petite taille et décoratifs a pour conséquence une diminution du nombre des ventes annexes. Ce secteur pourtant très porteur – un animal de compagnie sur deux est un poisson en France ! – souffre par ailleurs d’une forte tendance déflationniste. Idem pour le segment du jardin aquatique qui recule d’1 % sur la période étudiée…